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Contemporary jewelry by EMD Joaillière

Contemporary jewelry by EMD Joaillière

Today I am featuring a jeweler who produces both, contemporary pieces and everyday wearables. Her works got presented at Canadian and European exhibitions and she has an honest and clear view on what can be, actually, sustainable in the work of a silversmith. Meet Emilie, behind the brand EMD Joaillière.

When and how did you start to create jewelry?

Before jewelry I was working in the restaurant industry, I have a DEC in food service and restaurant management. I believe I just did not have enough space for creation there. I enrolled in DEC in jewelry and graduated in 2013. Then I started a university degree in ceramics and textile construction that I have not yet completed. I explored several artistic fields before finally realizing that it was through jewelery that I wanted to express myself. At some point, several memories of my early childhood came back to me. The hands and wrists of the grown-ups, especially those of my aunt, which were at that time at the level of my eyes. The sparkle and jingle of all those rings and bracelets attracted me and finally led to creating handmade jewelery. Since 2010 I have been working with metal. Every day I keep learning to make it docile and supple. It did not seem to be like that at the beginning!

Collection Gilles. Necklace

Collection Rocaille. Earrings

Collection Gilles. Pendant, ring

Tell us about the events in which you have participated on your jewelry road?

In the last two years I have participated in a couple of exhibitions which makes me very proud. First of all, it is an exhibition held at the Canadian Guild of Crafts, entitled Néon. A photo of my piece was even chosen for the poster and the visual materials of the exhibition.

Then, for two years, I also followed exploratory workshops on contemporary jewelery, which were given by the gallery owner Noel Guyomarc’h. As a reslt of that, I took part in a couple of exhibitions. Some took place in his gallery (Noel Guyomarc’h), others moved to Ottawa, Quebec City, Trois-Rivières and this fall, an edition will be held in Toronto at the Harbor Front Center. In addition, I have just returned from Barcelona where an exhibition on the contemporary jewelery of Québec was held. The pieces by 13 emerging Quebec artists were presented. This exhibition will also travel to Paris in September. It will be presented at the National Crafts Institute as a part of the Jewelry Touring event.

Contemporary necklace

Contemporary necklace “À mon tour”

Contemporary necklace “Dimanche”

Contemporary necklace “Cage à Feu”

What inspires you? What materials and ideas?

Most often, I work with sterling silver to create my small series pieces. On the other hand, for my unique pieces, I also work with ceramics, textile, glue, pigments and acrylic paint.

Tell me about creating EMD? How did the name appear?

EMD Joaillière comes from my name Emilie Dell’Aniello.

Collection Gilles. Necklace

Collection Les Classics. Bracelets

What does your ordinary workday looks like?

I am more productive in the morning than in the afternoon. Often I work in the workshop in the morning. And then, around 15 or 16 hours, I ship out orders, settle administrative stuff and respond to emails. But the happiness of being self-employed, for me, is to be able to organize my time as I want it. So, if some day I want to do nothing, I can! On the other hand, if I don’t do anything that day I increase the work load for the next one..

Collection Rocaille

Do you have any sustainability and eco-responsible principles?

Unfortunately, eco-responsible jewelry manufacturing does not really exist… Extracting the metal from the earth is always polluting. To separate the ore from rock, several chemicals are used and there is no replacement technique to carry out this process. There are, however, mining companies called Fairmined. This certification is supposed to ensure that mining companies dispose of their toxic waste appropriately, pay equitably to their employees, engage local labor and do not use children labor. In addition, these companies operate in compliance with all laws and regulations.

In my opinion, these conditions should be considered minimal to have the right to exploit natural resources, but obviously many companies do not respect these guidelines since a Fairmined name was created. Fairmined metal is very hard to find and neither I nor any jeweler I know are using it. As for the jewelry I make, I do not pretend to say that they are eco-responsible. Like all the other jewelers, I recover my filings, buy my metal from a refinery, and base my remaining metals in order to reuse them. In addition, I use the least water, paper and plastic possible. In short, I recover everything I can recover. However, I do not feel like doing more or less than my colleagues.

Collection Gilles. Rings

Collection Forteresse. Bracelet

Contemporary necklace Tisserande

Contemporary necklace Tisserande

Collection Aigue. Brooch

You can shop the pieces by Emily on her Etsy boutique.

Photo credits: Caroline Perron, Audrey Lauriston, Anthony McLean

 

 

Since I took the interview in French you can find the original below.

When and how did you start to create jewelry?

Avant de faire de la joaillerie, je travaillais en restauration. Et je crois que je n’avais tout simplement pas assez d’espace pour la création. J’ai exploré plusieurs domaines artistiques avant d’enfin comprendre que c’était par la joaillerie que je devais m’exprimer. Á un certain moment, plusieurs souvenirs de ma petite enfance me sont revenus. Les mains et les poignets des grandes personnes, particulièrement ceux de ma tante, qui m’arrivaient à la hauteur des yeux. Ce sont sans doute toutes les bagues et tous les bracelets qui brillaient et tintaient en s’entrechoquant qui m’ont dirigé vers le travail manuel qu’est celui de la joaillerie. Maintenant, et depuis 2010, je travaille avec le métal. À tous les jours, j’apprends à rendre docile et souple une matière qui me semblait, au départ, peu malléable.

What education do you have?

Comme je l’écris plus haut, j’ai fait un premier DEC en technique de gestion des services alimentaires et de restauration. Puis quelques années plus tard, je me suis inscrite au DEC en joaillerie et j’ai graduée en 2013. Par la suite, j’ai entamé un diplôme universitaire en céramique et en construction textile que je n’ai pas encore terminé.

What exhibitions did you participate in?

Depuis environ deux ans, je participe à plusieurs expositions dont je suis très fière. J’ai participé à une exposition qui a eu lieu à la Guilde canadienne des métiers d’art et qui avait pour titre Néon. Une photo de ma pièce a même été choisie pour l’affiche et le visuel de l’expo. Puis, j’ai également suivi pendant deux ans des ateliers d’exploration dont le thème était le bijou contemporain, lesquels étaient donnés par le galeriste Noel Guyomarc’h. Plusieurs expositions en ont découlé. Certaines ont eu lieu dans sa galerie, mais d’autres se sont déplacées à Ottawa, à Québec, à Trois-Rivières et, cette automne, une édition aura lieu à Toronto au Harbour Front Center. De plus, je rentre tout juste de Barcelone où une exposition sur le bijou contemporain québécois s’est tenue. Les pièces de 13 artistes québécoises émergeantes y étaient présentées. Cette exposition se déplacera, elle aussi, vers Paris en septembre prochain. Elle sera présentée à l’Institut national des métiers d’art dans le cadre de l’événement de Parcours bijoux.

What inspires you? What materials and ideas?

Le plus souvent, je travaille avec de l’argent sterling pour la fabrication de mes pièces de petites séries. Par contre, pour mes pièces uniques, je travaille également avec de la céramique, du textile, de la colle, des pigments et de la peinture acrylique.

Tell me about creating EMD? How did the idea and the name appeared?

EMD Joaillière vient tout simplement de mon nom : Emilie Dell’Aniello.

What does your ordinary workday looks like? 

Je suis plus productive le matin que l’après-midi. Souvent, je travaille dans l’atelier en matinée. Et puis, vers 15 ou 16 heures, je fais des envois postaux, je règle des trucs administratifs et je réponds aux courriels. Mais le bonheur d’être travailleuse autonome, pour moi, est de pouvoir organiser mon temps comme bon me semble. Alors, si une journée, j’ai envie de ne rien faire, je peux! Par contre, ce que je ne fais pas une journée augmentera ma tâche les journées suivantes…

If you have any sustainability and eco-responsible principles (materials, processing, etc.)

Malheureusement, la fabrication écoresponsable en joaillerie n’existe pas vraiment… Extraire le métal de la terre est toujours polluant. Pour séparer le minerai du rock, plusieurs produits chimiques sont utilisés et aucune autre technique que celle-ci n’est, à ce jour, employée pour réaliser ce procédé. Il y a pourtant des compagnies minières dites Fairmined. Cette certification est supposée garantir que les compagnies minières se débarrassent de leurs déchets toxiques de façon appropriée, qu’elles payent de façon équitable leurs employés, qu’elles engagent de la main d’œuvre locale et qu’elles ne font pas travailler les enfants. De plus, ces compagnies s’engagent à opérer en respectant toutes les lois et règlements. Pour ma part, il me semble que ces conditions devraient être considérées minimales pour avoir le droit d’exploiter les ressources naturelles, mais, de toute évidence, plusieurs compagnies ne respectent pas ces balises puisqu’une appellation Fairmined a été créée. Le métal dit Fairminedest très difficile à trouver et ni moi ni aucun(e) joaillier(ère) que je connais n’en utilise. Quant aux bijoux que je fabrique, je n’ai pas la prétention de dire qu’ils sont écoresponsable. Comme tous les autres joailliers(ères), je récupère ma limaille, j’achète mon métal d’une raffinerie et je fonds mes restants de métaux pour pouvoir les réutiliser. De plus, j’utilise le moins d’eau, de papier et de plastique possible. En bref, je récupère tout ce que je peux récupérer. Cependant, je n’ai pas l’impression de faire plus ou moins que mes collègues.